Au nom de l'amour

Propositions et conseils

Douze pistes à suivre face à l’aliénation parentale 

 

1)  Comprendre et s’entourer

Comprendre l’aliénation parentale : bien vous renseigner sur ce syndrome.
S’entourer de professionnels qualifiés (assistants sociaux, médecins, psychologues) et d’amis (soutien en idées et solutions).

2)  Médiation 

Chercher la médiation et le dialogue. Arriver à un conflit devant la justice fera perdre de l’énergie et de l’argent à tous. L’enfant au cœur du conflit aura une dure bataille à affronter.

 3)  Avocat ou pas d’avocat 

Si la médiation n’est pas possible, demander devant la justice que vos droits et ceux de l’enfant soient respectés. Attendez-vous à une difficile bataille juridique.

Si vous prenez un avocat, choisissez-le comme spécialiste du Droit de la Famille. L’inconvénient d’avoir un avocat est de devoir payer de fortes sommes d’argent (même en cas d’assistance judiciaire : les frais avancés par l’Etat seront à rembourser).

Afin d’avoir accès à l’avance des frais juridiques, vous pouvez vous adresser au Juge de paix de l’arrondissement où habite votre enfant.

Malheureusement, avec ou sans avocat, la personne qui doit faire face à l’aliénation parentale arrive bien souvent au même résultat – même si vous gagnez souvent du temps avec un avocat.

Si vous décidez de ne pas avoir de frais d’avocats, demandez de l’aide à vos amis ou à une assistance juridique payée ponctuellement (permanence des avocats sur Lausanne par exemple : vous payez les conseils au quart d’heure).

Le grand avantage d’avoir un avocat est souvent d’ordre émotionnel : devoir se défendre devant un Juge est mentalement un exercice difficile. Un avocat pourra alors le faire à votre place et vous décharger de ce poids psychologique.

Car c’est son métier, et il n’est pas engagé émotionnellement comme peut l’être un parent aliéné. L’avocat défend froidement son client.

4)  Témoins

Attention au piège tendu par le parent aliénant : il risque de convaincre votre enfant que vous êtes une personne malveillante.

Il est donc important d’avoir des personnes autour de vous qui peuvent témoigner que vous êtes un bon parent.

De plus, si votre enfant est en état d’écrire ou de dessiner, demandez-lui d’écrire comment il se sent après avoir effectué des activités avec vous. Ou avoir passé un week-end avec vous (enregistrement vocal). Cela vous servira de preuve si vous devez aller devant un tribunal.

Des vidéos ou des photos peuvent également servir.

Si vous accueillez votre enfant chez vous, et que vous êtes seul, invitez une personne de temps en temps (ou toujours) afin qu’elle puisse témoigner que vous êtes un bon parent (malheureusement ce sont ces actions qui vont un jour vous protéger devant les accusations que l’autre parent aliénant prononcera un jour peut-être devant la justice)

5)  Choix : Continuer ou tout arrêter

Si vous voyez qu’il n’est pas possible d’arriver à un accord bienveillant avec le parent aliénant, il est important de discerner en votre âme et conscience le choix suivant : continuer la bataille ou tout arrêter.

Sachez qu’il existe la possibilité de tout arrêter : les actions devant la justice et les visites, jusqu’à un certain point (ou en tous les cas les espacer) car une bataille judiciaire engendre des dépenses d’énergie et d’argent souvent très importantes. Cela vous prendra une grosse partie de votre temps de vie : c’est un fait.

Des spécialistes, des pédiatres et pédopsychiatres nous indiquent que dans l’immense majorité des cas (c’est malheureusement statistique), le parent qui est aliéné sort perdant. Le parent aliénant n’a donc que très peu de chance que l’enfant change son point de vue sur le parent aliéné.

En arrêtant tout et en vous protégeant, vous vous donnez une chance de vivre autre chose que cette bataille qui est malheureusement souvent «  perdue d’avance ».

A vous d’expliquer plus tard à votre enfant que l’autre parent aliénant ne vous a pas laissé la possibilité de vivre votre rôle de parent.

Sachez bien entendu que vous avez la possibilité de continuer à lutter devant la justice. C’est la voie que j’ai choisie : par conviction, défense des valeurs d’un enfant et d’un parent, défense d’une cause.

Ma croyance est résumée par citation suivante de Martin Luther King : « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui, coopère avec lui ».

Avant de vous lancer dans cette bataille contre l’aliénation parentale qui s’abat sur votre enfant et sur vous, il s’agit de bien comprendre les enjeux (lire le livre «  Au nom de l’amour » écrit par Carlos Koplowitz).

6)  Rester en contact avec l’enfant 

Quoiqu’il en soit, continuez à maintenir le contact avec votre enfant via des cartes ou des courriers, par exemple. Et surtout, n’oubliez pas d’en faire des copies de manière à montrer un jour à votre enfant que vous avez bien envoyé ces courriers (il arrive que le parent aliénant détruise ces courriers sans les montrer à l’enfant).

7)  Information à l’enfant : limites

Attention de ne pas tomber dans le piège d’informer l’enfant des avancées du conflit qui vous oppose à l’autre parent. Montrez-vous extrêmement discret. De plus, ne l’interrogez pas sur ce que dit ou ne dit pas l’autre parent. Plus vousarriverez à être discret, et plus vous arriverez à protéger l’enfant du conflit. Si vous n’arrivez pas à ce degré de discrétion, votre enfant va devenir acteur du conflit. Le poids de cette charge émotionnel sera de plus en plus lourd, année après année.

8)  Face à l’enfant : il est essentiel de se montrer bienveillant envers l’autre parent

Ne jamais parler en mal de l’autre parent devant votre enfant. Jamais. Si vous le faites, le risque est que votre enfant doive faire face à un conflit de loyauté qui risque de détruire une partie de la représentation qu’il a de vous et de l’autre parent.

Parler mal de l’autre parent se retournera non seulement contre vous, mais également contre l’enfant lui-même qui se construit comme personne en prenant exemple sur ses deux parents.

9)  Procédurier

Si vous souhaitez vous lancer dans une bataille juridique, il est important d’avoir des compétences dans le domaine administratif (ou qu’une autre personne compétente dans l’administration puisse suivre le dossier administratif). En effet, il s’agit de ne rater aucun délai et de répondre très souvent à chaque courrier de manière adéquate, pertinente et rapide. Il s’agit également d’être d’une manière ou d’une autre informé de vos droits. Etre procédurier impose d’être rigoureux, concentré, constant et déterminé à atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés dans le domaine de la procédure et du suivi des lois et directives en vigueur.

 10)  Réactivité aux courriers et esprit de synthèse : faire court

Il est important de répondre très rapidement et judicieusement aux courriers. Une des erreurs que l’on constate souvent dans la gestion des dossiers est justement qu’aucune réponse n’a été donnée aux courriers de la partie adverse ou du Juge. Il est difficile de rectifier cette erreur par la suite.

Il est primordial de faire des courriers qui ne fassent qu’une page ou deux maximum et en général. Une des grandes erreurs des personnes qui se défendent face à l’aliénation parentale est de faire des courriers beaucoup trop longs. L’émotionnel prend le dessus. Il s’agit de sélectionner ce que vous souhaitez dire en priorité. Le reste des arguments fera l’objet d’un autre courrier qui sera envoyé à une autre occasion.

11)  L’émotionnel en audience et les messages adressés àl’autre parent

En audience, il est primordial de rester calme et de se maîtriser. D’ailleurs, lorsque vous êtes dans une procédure contre un parent aliénant, il est indispensable de rester calme, de prendre du recul et d’exprimer ses émotions ailleurs que dans un tribunal.

Il est important de ne pas faire trop de messages ou de mails à l’autre parent car si celui-ci est un parent aliénant, il pourra aisément utiliser les messages que vous lui envoyez contre vous. Donc, évitez les messages, c’est mieux. Autrement, faites très court et factuel.

12)  Avoir un deuxième avis (si possible)

Lorsque vous êtes dans une procédure judiciaire contre un parent aliénant, il est bon, si cela est possible, d’obtenir un deuxième avis. Celui d’un ami par exemple, pour les décisions importantes tels les recours ou face à une situation juridique difficile.

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